L'histoire de Gorges

Gorges doit son nom à son implantation choisie en vallée de Sèvre Nantaise. La rivière, plus étroite aux abords de la commune, serait à l’origine de sa dénomination latine : "gurgites : lieu ou la rivière se resserre".  

L’activité humaine dans la région est ancienne, pour preuve le dolmen mis à jour en 1887 en limite de Gorges, au village de la Minière de Monnières. En 1896, tout près de là, la découverte au village de la Brie d’une vingtaine de statères d’or (pièces) confirme une implantation gauloise.

Avant le Xème  siècle, la paroisse de Gorges embrasse un vaste territoire qui englobe toute la région de  Clisson. Dès 1179, on la trouve mentionnée sur le cartulaire (livre des comptes) de l’abbaye Saint Jouin de Marnes (79), prieuré dont elle dépend, sous le nom d’ "Ecclésia de Gorgio".

Les Templiers implantent leurs commanderies sur ce territoire vers le début du XIIIème siècle. Gorges, terre des Marches du Poitou et de la seigneurie de Clisson, disposait au Moyen Age d’un château féodal en bois et pierres, construit à l’emplacement du manoir de la Motte (actuel village).

La commune fut en grande partie détruite lors des guerres de Vendée. De nombreux domaines furent rasés, puis reconstruits. L’Oiselinière, la Bourdonnière et de nombreux sites auxquels ont été appliqués tous les canons du néo-italianisme témoignent de l’empreinte de la renaissance du Clissonnais au XIXème siècle. Dès cette époque, Gorges devient lieu de villégiature campagnarde pour la noblesse nantaise. Une rue de Nantes porte d'ailleurs son nom. Au fil des ans, le paysage gorgeois reste constamment imprégné par la Sèvre Nantaise. La rivière, frontière longtemps marquée entre les Gorgeois des deux rives et parfois cause de tragédies, demeure un lien vital pour l'économie, le patrimoine et l'environnement.

L'église fut construite entre 1860 et 1871, la flèche du clocher haute de 48,40 mètres fut terminée en 1893. Autour de cette flèche, une promenade à 30 mètres du sol, qui s'ouvre parfois au public, offre un panorama unique sur les alentours. Par temps clair, on y distingue les hauteurs de Nantes.

Les bâtiments anciens les plus remarquables sont : le château de la Sénardière, le manoir de la Gohardière, la Batardière, le château de l'Oiselinière, la tannerie d'Angreviers, le moulin du Liveau, la tour Boisteau, le presbytère (siège actuel de la Mairie et du centre associatif)…

Le développement de Gorges

Depuis déjà plusieurs années, Gorges et le Clissonnais en général, bénéficient d'une importante dynamique de croissance. Aujourd'hui ce rayonnement positionne le territoire comme un pôle d'équilibre et d’avenir au sein de l'espace départemental voire régional.

Gorges dispose d'atouts dans tous les domaines: enseignements primaire, secondaire, professionnel, technologique et supérieur, infrastructures, équipements publics et sportifs, services, associations, environnement, cadre de vie, accueil des seniors, animation jeunes, commerces de proximité et artisanat local.

Ces attraits, suscitant l'intérêt de nouveaux arrivants, ont généré une croissance importante en quelques années. Cette attractivité s'affirme, notamment grâce aux liaisons "rail" cadencées qui rapprochent de la métropole nantaise, ainsi que par l'implantation d'un arrêt tram-train dans le bourg.

 Cette évolution se veut cependant contenue. Elle s'accompagne d'une volonté de préservation de l’identité rurale et de protection des espaces naturels et préservés, offrant ainsi à chacun la possibilité de conserver et de prendre les repères pour bien vivre dans "sa commune".

Quelques chiffres clés

Gorges, c’est :

  • Une superficie de 1576 ha. (dont 600 ha de vignes)

  • Une population de 4495 habitants (d’après le recensement légal de 2015)

  • Une population scolaire, avec 598 élèves dans les écoles primaires, 290 élèves au Centre Scolaire d’Angreviers et 1537 lycéens et étudiants au Lycée Privé Charles Péguy.

  • La ville où serait apparue l’appellation « muscadet » (en 1635, sur un parchemin trouvé au domaine de l’Oiselinière).