L'ancienne chamoiserie d'Angreviers

Architecture à l’italienne construite en 1827-1828, sur les plans de l’architecte Etienne Blon, la manufacture d’Angreviers est la bâtisse la plus représentative du courant architectural clissonnais appliqué aux bâtiments industriels et la plus caractéristique du mouvement de renouveau économique qui se dessina sous la Restauration.

Connu dès le XVIe siècle, le site des moulins d’Angreviers fut la propriété de la famille « Barrin de la Galissonnière ». Une chaussée aménagée de belles dalles de granite permet le franchissement de la rivière en été.


Le Liveau

Caractérisé par le vaste bâtiment des étendoirs, qui développe sur les rives de la Sèvre la géométrie régulière de ses 11 travées, le site des moulins du Liveau témoigne de l’empreinte de la manière clissonnaise introduite à Clisson par l’architecte Lemot. Connus dès 1407, « les moulins de Oliveau » ont servi jusqu’à la révolution de moulins à farine. La chaussée se composait d’une exploitation bipolaire, complétée de part et d’autre par un moulin à vent. Dans le courant de l’année 1826, la baronne Bertrand-Geslin entreprend de transformer le moulin de la rive droite en papeterie. En 1840, le petit moulin à maillets de la rive droite, ne produisait que 125 Kg de papier enveloppe par jour. II revint à la production de farine en 1860.

L’acquisition de ce site par la commune en 2005 a permis d’en assurer sa sauvegarde, grâce notamment à l’intérêt marqué de la Fondation de France et des nombreux mécènes. En 2008 le séchoir rénové à l’identique retrouvait son lustre du XIXème, en 2009, le moulin de la rive droite était sorti de l’indifférence et guéri des outrages du temps. La chaussée en travers de Sèvre a également été rénovée, le site du moulin de la rive gauche et ses ruines sont désormais accessibles au public.

Ce patrimoine remarquable entame depuis 2015 une nouvelle vie, en accueillant dans le moulin les activités de l’association des « arts graphiques en Vallée de Clisson » et en prenant ainsi une place prépondérante dans le paysage culturel de la vallée de Clisson. Et, en 2015, 7800 visiteurs ont visité le moulin à papier du Liveau.


Le château de l'Oiselinière

Le château de l'Oiselinière (1800-1835) est situé route de Mouzillon. Il s'agit d'une ancienne propriété des seigneurs de Clisson. L'Oiselinière était une ancienne maison de chasse des sires de Clisson, avec fortifications, fuie et droit de pêche exclusif entre le Liveau et Gervaud. La chapelle privée de l'Oiselinière est fermée durant la Révolution. Les communs datent de 1800.

Le château devient tour à tour propriété des Prézeau ou Préseau, de La Bourdonnaye, puis des négociants nantais : Douault et Bertrand-Geslin au XIXème siècle (alliés aux Doré-Graslin) puis du général Audibert.

Le domaine a été aménagé par Jean Baptiste Bertrand-Geslin, propriétaire et maire de Nantes en 1805. La Bourdonnière était une annexe de l'Oiselinière depuis 1515. En dépendaient également La Gravelle, La Ganolière et La Motte. 


Le château de la Sénardière

Le porche d’entrée de la Sénardière daterait du XIIIe siècle. Il est surmonté d’une salle ornée d’une cheminée et d’une baie géminée tréflée. Une coursive en bois était placée en encorbellement côté cour.

Au XIXe siècle, une maison de style néo-classique est construite dans le style clissonnais.


La Batardière

La seigneurie de la Batardière est mentionnée dès le XIème siècle et tire son nom de Jean Batard, propriétaire en 1450. Ses descendants possèdent le château jusqu'au XVIIème siècle. Propriété aussi des Bureau, alliés aux Belorde, Bouchaud et Letourneux.

Les vestiges du manoir du XVème siècle s’observent par la présence d’un ancien corps de logis, d’une tour quadrangulaire et d’une colonne de style Renaissance. Un pigeonnier complète l’ensemble.


Le manoir de la Gohardière

La Gohardière est composée d’un corps de logis central carré à deux niveaux d’élévation, encadré par deux ailes de bâtiments à un niveau et des communs. La façade nord du bâtiment, côté Sèvre Nantaise, présente deux tourelles aux extrémités est et ouest.

La Gohardière a été propriété de la famille de la Tribouille qui fut une fervente partisane du roi durant la Révolution française. Des réunions de royalistes ont même eu lieu au manoir en 1796.


Le château de la Bourdonnière

Le château de la Bourdonnière est constitué d’un corps de logis central carré à deux niveaux. Deux ailes s’étendent de part et d’autre. Le bâti est complété par la présence de communs.


La tour Boisteau

Edifiée entre 1851 et 1856, la tour Boisteau, du nom de l’ancien exploitant de la ferme de la Roche, Alphonse Boisteaux, est une ancienne tour de pompage d’eau.

Le système utilisé est issu de l’invention d’Amédée Durand. Il s’agit d’une « sorte de moulin à vent qui est supporté par un mât et placé au-dessus d’un puits, d’une rivière ou d’un étang. Il élève les eaux à une hauteur voulue et les rend propres à l’irrigation des terres, l’alimentation des fontaines etc. » (Bulletin du ministère de l’agriculture et du commerce, 1843). Un système de réserve d’eau était installé sous le moulin afin de pouvoir alimenter la propriété en eau lorsque le vent ne soufflait pas.

La tour comporte quatre niveaux et est construite selon le style architectural clissonnais : chaque travée est ponctuée d’une frise en brique.


L'Eglise

L’église de Gorges a été reconstruite en 1860 à l’emplacement de l’ancienne église de Gorges dans un style néo-gothique. Le clocher a été achevé en 1880.

Elle est construite en pierre calcaire et granite selon un plan en croix latine.


Le presbytère

L’ancien presbytère de Gorges se trouvait jadis à l’emplacement de la Mairie. Construit au début du XVIIIe siècle, la propriété curiale a été vendue en tant que bien national en 1796 à deux frères originaires de Nantes avant d’être rachetée par des paroissiens qui en ont fait don à la commune. Elle a abrité des prêtres jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

Dans les années 1990, un projet est lancé pour réhabilité le site en vue d’accueillir la Mairie de Gorges. Celle-ci est inaugurée en 1997. Une extension est réalisée, reliée au bâti ancien par une paroi en verre et permettant d’accueillir des bureaux et la salle du conseil municipal.